11 Mai 2015

Philippe Couillard à Queen’s Park Quand le premier ministre ira-t-il à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec?

Québec, 11 mai 2015 - Le député de Chicoutimi et chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, et le député de Verchères et porte-parole en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Stéphane Bergeron, demandent au premier ministre d’agir concrètement afin de faire valoir les intérêts du Québec face au gouvernement fédéral.

 

« Philippe Couillard s’est trompé de tribune; c’est à Ottawa qu’il doit se rendre. ÀQueen’s Park, il affirme que le Canada devra un jour reconnaître la spécificité du Québec, mais qu’a-t-il fait, depuis un an, pour la faire valoir? C’est bien beau de s’adresser au Parlement ontarien, mais qu’en est-il des actions concrètes auprès d’Ottawa? Prenons les dossiers de l’application de la loi 101 aux entreprises à charte fédérale et du registre des armes à feu; avant même d’avoir formulé des demandes, le gouvernement a abdiqué. En effet, il ne réclamera pas de compensation pour la destruction des données. Visiblement, Philippe Couillard préfère de loin s’en prendre aux familles et aux régions du Québec plutôt que de revendiquer leur juste part face à Ottawa », a déclaré Stéphane Bédard.

 

Le chef de l’opposition officielle rappelle par ailleurs qu’en août dernier, la première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a affirmé que la place du Québec au sein du Canada n’était pas sur l’écran radar.

 

Stéphane Bergeron a quant à lui fustigé le premier ministre pour la très courte et timide liste de demandes qu’il a présentée à Ottawa en prévision des prochaines élections fédérales. « La liste du premier ministre est nettement insuffisante. Philippe Couillard présente encore moins de demandes que Jean Charest, qui en avait énuméré une dizaine lors de l’élection fédérale de 2008. Le Québec est totalement ignoré dans plusieurs dossiers, dont ceux du péage sur le pont Champlain, de la part qui devrait lui revenir pour les contrats de construction de navires, et de l’imposition d’une commission pancanadienne des valeurs mobilières. La liste est longue; le premier ministre doit aller au-delà des paroles et prendre enfin ses responsabilités », a-t-il ajouté.