4 Juin 2015

Les autres formations politiques doivent cesser d’instrumentaliser les institutions

Le député de Chicoutimi et leader parlementaire de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, déplore le fait que les libéraux, avec la complicité de la CAQ et de Québec solidaire, aient instrumentalisé l’institution du jurisconsulte ainsi que la commission chargée de l’étude duRapport sur la mise en œuvre du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale.

 

Rappelons que le 26 février dernier, le leader parlementaire du gouvernement avait commandé un avis sur la situation du député de Saint?Jérôme. « En acquiesçant à la demande du gouvernement de produire un avis sur un autre élu, le jurisconsulte a manqué aux obligations que lui impose la loi. La semaine dernière, le commissaire à l’éthique nous a indiqué que non seulement cet avis aurait dû être sollicité par le député lui?même, mais que celui?ci aurait dû, de plus, demeurer confidentiel, tel que le prévoit le Code », a indiqué le leader parlementaire de l’opposition officielle.

 

Or, hier, le jurisconsulte nous a confirmé que cet avis était basé sur son interprétation de la perception populaire, non sur le droit. « Juger de la perception populaire ne fait pas partie du mandat du jurisconsulte. Nous n’avons d’ailleurs pas caché notre déception face à un tel manquement à ses responsabilités. De plus, tel que cela a été démontré hier en commission parlementaire, Me Bisson a manqué de cohérence par rapport à des avis antérieurs, notamment à celui concernant David Whissel », a poursuivi Stéphane Bédard.

 

À ce titre, la motion déposée par le deuxième groupe d’opposition, aux lendemains d’un témoignage difficile, était tout à fait inappropriée. « De nouveau, les libéraux et leurs complices n’ont que deux objectifs : écarter un adversaire politique dûment élu qui respecte en tous points le Code d’éthique et de déontologie, et faire diversion pour que les Québécois oublient leurs politiques d’austérité dénuées de vision qui touchent les familles, les régions et l’éducation de nos jeunes. Nous invitons les autres formations politiques représentées à l’Assemblée nationale à cesser d’instrumentaliser les institutions et à revenir à des discussions constructives et sereines sur les vrais enjeux », a conclu Stéphane Bédard.