13 Mai 2015

Le premier ministre refuse de s’engager à réintégrer les enfants autistes expulsés des écoles et à leur donner le soutien nécessaire

Québec, 13 mai 2015 - Le député de Chicoutimi et chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard, déplore le refus du premier ministre à offrir les services nécessaires aux enfants autistes et à leur famille.

 

« En 10 ans, le nombre d’élèves handicapés ou en difficulté qui sont scolarisés à domicile est passé de 37 à 81. L’année dernière seulement, une quarantaine d’enfants ont été exclus de leur école. J’ai posé sept questions au premier ministre afin de savoir quelles actions concrètes son gouvernement allait mettre en avant pour que les enfants autistes et leur famille reçoivent l’appui qu’ils méritent. Je n’ai rien pu en tirer : ni réponse, ni engagement, ni sensibilité, ni compassion. Au lieu de s’engager à mieux les soutenir, le premier ministre s’est enfermé dans sa logique comptable, en prétextant qu’il fallait atteindre l’équilibre budgétaire avant d’améliorer les services. C’est un non-sens qui témoigne de l’éloignement du premier ministre de la réalité que vivent ces familles », a déclaré Stéphane Bédard.

 

« Les groupes sur le terrain sont inquiets et craignent que les compressions actuelles viennent accentuer les problèmes rencontrés par ces familles. Ils ont déjà interpellé le premier ministre, mais demeurent en attente d’actions concrètes de sa part », a-t-il ajouté.

 

Pour illustrer ses propos, le chef de l’opposition officielle a rappelé le cas du jeune Benjamin, qui a fait l’objet de nombreux articles et reportages au cours des derniers mois. Cet enfant de dix ans, autiste non verbal et ayant une déficience intellectuelle, a été expulsé de son école avant Noël et, depuis, ses parents doivent composer avec à peine cinq heures par semaine de scolarisation à domicile, offertes par la commission scolaire. À bout de souffle, ils demandent, à l’instar de plusieurs autres familles, l’aide du gouvernement afin d’obtenir les ressources nécessaires pour scolariser leur enfant et lui permettre de continuer à s’épanouir.

 

« Le jeune Benjamin a été expulsé, car il est considéré par l’établissement comme un cas ?trop lourd?. La question qu’on se pose est la suivante : si l’école spécialisée, avec toutes les ressources dont elle dispose, n’arrive pas à s’en occuper, qui d’autre pourra le faire? Est-ce que la solution du gouvernement libéral, dans une telle situation, est d’abandonner les parents? Malheureusement, il semble que oui », a conclu Stéphane Bédard.